28 déc. 2017

La Saintélyon de Marion

Me revoilà avec la dernière étape de notre périple mais je vous reparlerai bientôt de cette aventure, l'histoire n'est pas finie!

En attendant la suite voici le relais de Marion et surtout comment elle l'a vécu.

Ma première Saintélyon
La Sainté ! Depuis que j’ai commencé à courir j’entends tous les coureurs parler de cette course
mythique. J’étais loin de me douter que deux ans plus tard je me retrouverai parmi « le mille pattes
de lumière » que l’on contemple sur les photos des magazines. Embarquée dans cette aventure par
les copines, nous décidons de constituer un relais purement féminin. Nous répartissons les distances
en fonction des forces et faiblesses de chacune et me voilà inscrite pour le relais Sainte Catherine-
Soucieux !

 Au moment où on m’annonce les caractéristiques de ma course, je ne retiens que les 1000
de dénivelé négatif… « Chouette de la descente » me dis-je en moi-même… Oui j’adore la descente !
Plus elle est technique et plus je m’amuse… j’ai été servi !!! Personne ne m’avait dit d’emporter mes
patins à glace dans mon Lab ! Quel pied ces 4km de verglas… on regarde les plus téméraires faire de
superbes glissades… pas toujours maîtrisées et puis on commence à sourire de leur folie douce quand
soudain… patatra… chacun son tour («ma grand-mère aurait dit… le bon dieu t’a puni ! »). Au-delà de quelques stigmates sur mes cuisses, je repars de Lyon avec des images plein la tête et un sentiment
de plénitude. J’ai flotté sur un nuage pendant deux jours… je ferme les yeux et je revois le serpent de
lumière gravir ces pentes enneigées. J’entends ma respiration qui me permet de guider mon effort…
Je me sens bien… je m’étonne que mes jambes acceptent de courir les côtes qui s’offrent à moi et
quand je relève la tête je vois les lumières de la ville au loin et là… je remercie mes amie de m’avoir
permis de vivre ce moment ! En pensant à elles, à celle qui m’attend dans le froid pour prendre le
dernier relais, j’ai un regain d’énergie… je commence à augmenter doucement la cadence. Il reste
quand même 9km (en fait 12 mais ça je ne le savais pas !). Je lance un regard à Cyril (notre
accompagnateur qui lui a fait le solo), cherchant son approbation… Là, il me dit :
_ « Tu as un truc de prévu demain ?
_ « Non pourquoi ? »
_ « Ben alors roule ! » (bon je sais plus trop s’il l’a dit comme ça, mais c’est ce que ça voulait dire !)
Il ne fallait pas me le dire deux fois ! j’avale les côtes avec ce qu’il me reste dans les pattes et on
attaque les descentes… on double, encore et encore, Cyril embraye alors je ne faibli pas et nous
entrons enfin dans la ville de Soucieux… J’ai trente minutes d’avance sur le temps que j’avais
annoncé et je repère vite le bonnet rose de Marie qui m’attend toute emmitouflée. Je lui attache la
puce à la cheville et soudain je réalise… la Sainté pour moi c’est fini !

Un sentiment d’accomplissement se mêle à une douce tristesse… C’est donc cela que l’on appelle la nostalgie de la Sainté !!!

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