15 avr. 2018

[CR] Marathon de Paris... La suite


Je vous avais un peu laissé en plan au milieu de l'avenue Daumesnil, mais me revoici!
Le semi est passé, il fait toujours chaud et je me manque de me casser la figue (encore) au ravito place de la bastille, en glissant sur une peau d'orange...
Tout va bien, je ralentis néanmoins le rythme après ce beau semi car je sais que la course est loin d'être terminée.
On aborde les quais de Seine et ses fameux tunnels, il y fait frais c'est agréable mais ça me plombe un peu la course, je me sens oppressée et le bruit sourd des coureurs qui hurlent dans la pénombre me gêne...Je n'arrive même pas a profiter de l'animation proposée par le musée du quai Branly...
C'est bon de la lumière, ma montre bippe, elle avait perdu le signal, et moi j'ai complètement perdu mon rythme!
Je continue à profiter de la course et du paysage du centre de Paris, un petit arrêt photo devant la tour Eiffel (le seul de la course) et c'est reparti!
Une grosse ambiance au kilomètre 30, le fameux mur des marathoniens. Mon rythme a bien baissé mais je ne ressens pas ce coup de massue comme j'avais pu l'avoir sur d'autres marathons.
Juste après on m'annonce (une grande pancarte) un ravito à 200m, ça tombe bien je commence à être à sec, et là grosse déception, il s'agit d'un ravito avec des gommes énergétiques...pas d'eau...tant pis, je continue.
Le seul souci c'est que ça colle au sol, pendant quelques centaines de mètres on a l'impression de courir sur un tapis de chewing gum...
Allez plus que 10km ça va le faire! Le jambes sont là mais je commence à avoir des crampes abdominales, pas intestinales au niveau nutrition je pense avoir bien géré, mais vraiment musculaires...J'aurai dû mieux préparer le côté gainage...
à partir du 35ème kilomètre, je marche 100m et je cours 900m, ça me désole mais c'est la seule façon que j'ai d'avancer..Depuis un moment les coureurs autour de moi sont devenus des marcheurs au fil des kilomètres, plus on avance moins on est nombreux à courir et pourtant on est loin de la fin de peloton. ça aussi c'est un peu démotivant, j'essaye d'encourager ceux qui m'entourent du mieux que je peux en essayant de m'encourager aussi au passage.
On passe devant la fondation Louis Vuitton , ce bâtiment est superbe, je me dis qu'il faudra venir y faire un tour, un de ces jours.
Ma montre bippe (enfin) le passage du la distance marathon (en 4h25m56s) je suis assez fière de ce temps car ma course n'a pas été un long fleuve tranquille... Mais l'arrivée est encore loin, avec le jeu des erreurs GPS et les nombreux détours m'éloignant de la ligne verte (trajectoire parfaite des 42.2km)  il me reste plus de 700 mètres à courir, ça parait peu mais à ce moment là de la course ils sont interminables ces derniers mètres...
Dernier virage, j'essaye d'allonger la foulée, voilà c'est fait 4h30m05s quelques secondes de plus qu'à Lausanne mais je marche vers le ravito des images plein la tête, un sourire benêt accroché aux oreilles, Anne me remet ma médaille d'anniversaire, parce que oui celle là (même si elle n'est pas terrible terrible, il faut l'avouer) a un retentissement particulier!

Courir un marathon
Courir un beau marathon
Courir un marathon sous les premiers jours de soleil d'avril 
Courir un marathon dans la plus belle ville du monde
Courir un marathon le jour de mon anniversaire dans la plus belle ville du monde
Que de belles motivations pour se lever en ce dimanche matin!


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2 commentaires:

  1. Tu l'as fait.
    Merci pour ce compte rendu tout en émotions.
    Bon dimanche

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  2. Putain on est en plein en train de planifier notre prochain marathon et je lis ça ... Texte court mais qu'on resent de bout en bout !
    J'ai tellement envie d'y retourner maintenant !

    Félicitations pour:
    - L'avoir fait
    - En avoir profité
    - Avoir partagé ton plaisir !

    Pour l'oie ça sera probablement celui de Munich en octobre ... A suivre ! Bises et bonne récup :)

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