Tout ce que j’ai appris sur les gens… en courant
Hello
Comment allez vous? Aujourd'hui je vous fait un petit article sur une série de réflexions que j'ai pu me faire ces dernier temps!
Quand on court, on pense qu’on fait du sport. On travaille son souffle, ses jambes, son endurance… et parfois même son mental.
Mais il se passe autre chose aussi. Sans vraiment s’en rendre compte, on devient un peu observateur du monde. Parce que courir, c’est traverser des paysages… et croiser des gens.
Au fil des kilomètres, j’ai découvert que la course à pied est aussi une formidable leçon sur la nature humaine.
Parfois attendrissante, parfois drôle… et parfois franchement surprenante.
Ceux qui disent bonjour (et ceux qui ne disent pas bonjour)
Très vite, un coureur découvre une règle simple :
le bonjour entre sportifs n’est pas une option, c’est une tradition. Il y a ceux qui saluent d’un signe de tête discret. Ceux qui font un grand sourire. Ceux qui lèvent la main comme si on était copains depuis toujours. Et puis il y a ceux qui regardent leurs chaussures en passant.
Mystère.
Personnellement, je continue à dire bonjour. Même aux non-répondeurs. C’est ma petite contribution à la paix sportive mondiale.
Ceux qui accélèrent quand on les double
Phénomène universel. Tu doubles tranquillement quelqu’un, à ton allure normale… et soudain la personne accélère. Comme si un duel invisible venait de commencer. Parfois ça dure 30 secondes.Parfois 500 mètres. Et parfois… c’est toi qui ralentis discrètement parce que ce n’était vraiment pas prévu et que tu es au bout de ta vie après ce sprint 😄
Les promeneurs qui prennent toute la largeur du chemin
Un grand classique. Le couple bras dessus bras dessous. Les groupes de trois en ligne. Les familles avec chien + poussette + trottinette. Et toi, petit coureur, tu slalomes au milieu comme dans un parcours d’obstacles.
Bonus spécial pour ceux qui te voient arriver… et ne bougent absolument pas. Un vrai test d’agilité.
Les chiens enthousiastes
Il y a deux catégories de chiens :
-
ceux qui te regardent passer avec dignité
-
et ceux qui ont décidé que TU étais l’événement de la journée
Ceux-là te suivent, t’aboient dessus ou te regardent comme si tu étais un lapin géant. On finit par apprendre à repérer les laisses longues à 50 mètres. Instinct de survie du coureur.
Ceux qui encouragent sans raison
Les plus inattendus.
Un passant qui dit : “Bravo !”
Un voisin qui lance : “Bon courage !”
Un enfant qui crie : “Cours plus vite !”
Ils ne savent pas où tu vas. Ils ne savent pas depuis combien de temps tu cours. Mais ils encouragent.
Et bizarrement… ça fait toujours plaisir.
![]() |
| Première photo de "moi re-coureuse" |
Ceux qui sprintent au feu rouge… pour s’arrêter net
Scène classique.Tu arrives tranquillement vers un passage piéton, le feu est rouge, donc tu ralentis…Et là, un coureur surgit derrière toi et sprinte comme si sa vie en dépendait. Objectif : passer avant la voiture.
Résultat : il arrive essoufflé au feu… qui est toujours rouge. Et il attend. Comme toi. Mais en transpirant davantage. On appelle ça une gestion très personnelle de l’effort.
Ceux qui regardent leur montre toutes les 12 secondes (j'en fait partie)
Le coureur moderne ne court jamais vraiment seul. Il court avec une montre GPS. Et cette montre a un pouvoir mystérieux : elle donne envie de la regarder tout le temps.
Allure.
Distance.
Cardio.
Allure instantanée (qui ne veut absolument rien dire, mais qu’on regarde quand même).Parfois on regarde sa montre… puis on la regarde à nouveau 10 secondes après.
Spoiler : rien n’a changé. Mais ça rassure.
Le faux arrêt “je fais semblant de m’étirer” ou "Attends, c'est beau je fais une photo"
Moment universel. Tu pars courir plein d’enthousiasme… et au bout de quelques minutes tu te dis :
“Ah oui… c’est dur quand même.” Mais justement à ce moment-là, quelqu’un passe. Donc tu ne t’arrêtes pas. Tu ralentis. Tu continues. Tu attends qu’il s’éloigne.Et là… tu t’arrêtes en faisant semblant de t’étirer, ou tu dégaines ton téléphone pour prendre un buisson en photo...Comme si c’était prévu depuis le début.
Le coureur a sa dignité.
Le moment où on croise quelqu’un qu’on connaît
C’est statistique.Tu peux courir 50 fois sans croiser personne…mais le jour où tu es rouge comme une tomate, décoiffée et en train de souffler comme un vieux moteur diesel…Tu croises quelqu’un que tu connais.
Toujours.
Et tu dis :“Ça va ! Je fais un petit footing tranquille !” Alors que tu es à deux doigts de t’allonger dans un fossé.
Les coureurs qu’on ne connaît pas… mais qu’on connaît quand même
À force de courir aux mêmes endroits, on finit par reconnaître des visages. Le monsieur du matin avec son chien Léo. La femme qui court toujours avec ses écouteurs roses. Le coureur rapide qu’on croise une fois sur deux.
On ne s’est jamais parlé (ou juste pour dire bonjour, voir point n°1)
Mais on se salue. Une sorte de petite communauté silencieuse.
| Mais encore marcheuse pour un temps |
Et finalement…
Courir, ce n’est pas seulement aligner des kilomètres. C’est aussi observer la vie en mouvement.
C’est voir les saisons changer (vous avez remarqué le design printanier du blog?)
Les habitudes évoluer. Les visages revenir. Et même quand on court seul… on ne l’est jamais vraiment.
Parce que quelque part sur le chemin, il y aura toujours quelqu’un à observer… ou quelqu’un pour nous observer.


tellement ça ! dire bonjour à Léo 🐕même quand on est en plein fractionné au bout de sa vie, ou en profiter pour s'arrêter, pour une ptite caresse bien sûr, pas juste pour respirer 😂
RépondreSupprimerEt le sport, ca fait rencontrer des personnes formidables, comme toi, ma coupine 🤪🥰