16 déc. 2017

La SaintéLyon de Stéphanie

Après avoir commencé ce récit par la fin je vais vous faire partager les impressions de mes coéquipières parce que cette course on l'a vraiment vécue à 4!
Les récits seront publiés au fur et mesure à partir d'aujourd'hui et jusque dans la semaine prochaine, restez connectés!

Commençons avec Stéphanie, notre première relayeuse qui a eu la dure tâche de lancer cette aventure!

"La saintélyon.... certes pas mon 1er trail de nuit mais mon premier en relais !!!!
Après être tous arrivés sur Lyon, la pression monte doucement en entrant dans la Halle Tony Garnier pour récupérer nos dossards. Un sentiment de peur et de joie me traversent.
Le compte à rebours est lancé.
Je dois courir le 1er relais : 16 kms, 450mD+/200mD-.
Je pars de notre hotel situé à Vourles 😝 près de Lyon pour le départ à Saint Étienne avec 2 de mes coéquipiers, Nelly et Cyril qui eux réalisent les 72kms en solo.
Autant l'ambiance à l'hôtel était celle d'une colonie de vacances, que là .... dans la voiture, règne un silence peu habituel, ce qui interpelle d'ailleurs notre ami Christophe qui a la grande gentillesse de nous véhiculer (bien mieux qu'une navette !!!! ).


Nous rejoignons la ligne de départ ... enfin presque, car nous ne sommes pas seuls.... des milliers de coureurs sont déjà dans les starting-blocks. Il faisait froid mais une fois au bon milieu de tous ces allumés, notre corps s'est vite réchauffé.
Quelques minutes avant le starter, un petit selfie souvenir et allumage des frontales....  trop hâte de démarrer. Tellement nombreux, nous partirons au cours de la deuxième vague.
PAN, c'est parti !
Mon attention est partout, regarder que mes 2 amis soient toujours à mes côtés, trouver mon rythme, faire attention aux autres car nous sommes touche-touche encore sur plusieurs mètres et ne pas glisser car quelques plaques de verglas sont présentes.
Le début de course est roulant sur plusieurs kilomètres, il est bitumé, pas très joli d'ailleurs car nous longeons des bâtiments. L'ambiance est chaleureuse, tout le monde parle.
Par la suite nous empruntons des chemins, enfin ! Sans être des monotraces, les chemins sont plus étroits, les sols plus blancs et le relief plus sinueux. Et pourtant j'ai chaud ! Je crois que je me suis trop couverte.
Le parcours est superbe : les chemins illuminés par toutes les frontales..., la neige et la pleine lune rendent le spectacle sensationnel.


Des côtes commencent à se dessiner sévèrement. Je cours tant que je peux, mais décide de marcher un peu, les premières chutes de coureurs commencent, du verglas se cache sous la neige. Je recommence à courir et hop vers le 9eme kms, c'est moi qui trébuche. J'essaye pourtant de retrouver mon équilibre, Nelly me soutient par le bras droit mais rien n'y fait je me retrouve sur les genoux et les paumes des mains en quelques secondes. Pas de mal, je me redresse très vite et c'est reparti. Je cours et les montées ne cessent de se succéder, j'alterne course et marche. J'ai très chaud, même de plus en plus chaud, je sens que je perle sur les sourcils et sous le nez, que mon cœur s'emballe, j'ai l'impression que je vais me trouver mal.... Heureusement j'ai des sucres dans mon sac. Avec l'aide de Cyril, je récupère difficilement un sucre qui est dans le fond d'une des poches de mon sac bien rempli ( en effet du matériel était nécessaire et obligatoire pour courir ). Le sucre a eu l'effet escompté, je peux continuer à savourer cette course. Les kilomètres passent à travers la nuit, le froid, la neige, les encouragements, c'est superbe !!!! Du bruit se fait entendre au loin, on se rapproche de St Christo, lieu où j'effectue mon relais avec Nathalie. On se rapproche tout doucement, le chemin se rétrécie, maintenant il faut que je trouve Nathalie sur le côté, je l'entends, elle m'appelle, elle est au taquet ... à tel point qu'elle serait bien parti sans même que j'ai le temps de lui céder mon bracelet-relais fixé à ma cheville. Je lui ai donc fixé moi même !!!! Je l'encourage puis la laisse partir profiter à son tour de cette fantastique course.
Je rejoins Christophe, qui m'accompagne à la voiture où Marion patiente.


J'ai le sentiment d'un relais accompli, une certaine satisfaction car 7 jours auparavant une douleur au dos m'avait clouée au lit un après midi entier. J'avais trop peur que cette douleur se réveille de nouveau et me fasse interrompre ma course, ce n'a pas été le cas et j'en suis fort heureuse. En effet, en relais, si une de nous avait dû arrêter en cours de course, tout le monde en aurait pâti, je m'en serais trop voulu !


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